L'ancien Premier ministre qui a détruit l'Irak fait un retour improbable | Le Poste de Jérusalem

Jerusalem Post - 25/01
Nouri al-Maliki a laissé l'EI s'emparer d'un tiers de l'Irak en 2014. Après avoir passé des années dans le désert politique, il brigue désormais un troisième mandat de Premier ministre.

Début juin 2014, des membres de l’État islamique, bientôt appelé ISIS ou Daesh dans la plupart des médias, ont lancé une offensive en Irak. Le groupe d'extrémistes vêtus de noir avait déjà capturé plusieurs villes sunnites au nord et à l'ouest de Bagdad fin 2013 et début 2014. Falloujah était tombée en janvier 2014. À l'époque, des rapports affirmaient que la ville avait été pillée par Al-Qaïda, mais la réalité était que l'Etat islamique était celui qui menait la charge.

A Bagdad, le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki bricolait pendant que l'Irak brûlait. Même s’il disposait d’une armée irakienne censée avoir été entraînée et équipée avec le soutien américain, elle restait dans ses casernes, son équipement rouillant. Les forces américaines ont quitté l’Irak en 2011. Elles ont laissé derrière elles un pays dirigé par Maliki, qui était alors considéré à Washington comme l’homme idéal pour cette mission. C’était un chiite et un « homme fort ». Sa main « forte » était censée assurer la sécurité de l’Irak. C’étaient les jours qui ont précédé l’accord avec l’Iran, et les décideurs politiques de Washington de l’époque pensaient qu’il était judicieux de confier l’Irak à un autoritaire pro-iranien comme Maliki. Cela serait censé faciliter ...
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